Guyane

La consommation d’énergie en France

consommation energie france

Les chocs pétroliers en 1973 et 1979 ont eu des conséquences structurantes sur la politique d’approvisionnement énergétique en France et ont conduit au développement de l’énergie nucléaire. Celle-ci est devenue rapidement dominante dans le mix électrique français, réduisant l’usage de centrales thermiques (gaz, pétrole et charbon), fortement émettrices de gaz à effet de serre. Le pétrole demeure toutefois incontournable particulièrement dans le secteur des transports. En réponse aux enjeux environnementaux et énergétiques actuels, l’intégration de moyens de productions plus vertueux, valorisant des ressources renouvelables et locales est nécessaire. En plein essor, les énergies renouvelables occupent une part croissante dans le mix énergétique national, représentant 12% de la consommation d’énergie primaire en 2019.

Le mix énergétique français

Le mix énergétique de la France, y compris DROM, est dominé par l’énergie nucléaire (40%) et les produits pétroliers (29%). Le gaz (15%) et les énergies renouvelables (12%) sont en troisième et quatrième position devant le charbon.


Source de l’infographie

Depuis 2005, une tendance à la baisse des consommations énergétiques primaires de la France est observée. Cette évolution est la conséquence d’une politique de décarbonation de l’énergie et de la mise en place de mesures d’efficacité énergétique sur le territoire. Alors que les consommations de charbon et de pétrole diminuent depuis 1990, celles de nucléaire, du gaz naturel et des énergies renouvelables ont fortement augmenté.

La répartition de la consommation en France

L’énergie consommée se répartit de manière équitable entre le secteur du transport (32%) utilisant essentiellement les produits pétroliers et le secteur résidentiel (29%). Les secteurs industriel et tertiaire occupent les 3ème et 4ème positions.


Source de l’infographie

L’électricité en France

Le mix électrique français possède une spécificité liée à ses choix historiques. En effet, les difficultés d’approvisionnement énergétiques survenues à la fin du 20ème siècle du fait des deux chocs pétroliers ont conduit la France à intégrer de manière durable l’énergie nucléaire dans son mix électrique métropolitain. Aujourd’hui, elle représente 70% de la production électrique totale, assurée par 58 réacteurs répartis sur le territoire.


Mix électrique en France en 2019 (Sources, données SDES)

Source de l’infographie

L’usage de centrales thermiques en 2019 permet d’assurer 11% de la production nationale grâce notamment à la combustion du gaz qui bénéficie d’un rendement bien plus élevé en comparaison des autres sources d’énergies fossiles. Les produits pétroliers et le charbon sont exploités à la marge : les dernières centrales au charbon métropolitaines dont la fermeture définitive est prévue d’ici 2022 ont peu fonctionné en 2019. Ces moyens de production sont fortement émetteurs de gaz effet de serre et coûteux. Ils permettent essentiellement d’ajuster l’offre à la demande lors des périodes de pointe sur le réseau électrique. 

Malgré une hausse des capacités éoliennes et photovoltaïques, la production électrique renouvelable reste stable par rapport à l’année précédente et représente près de 19% de la production électrique française. L’énergie hydraulique et éolienne représentent la majeure partie de l’énergie électrique d’origine renouvelable du pays.

Une transition énergétique amorcée et guidée par la PPE

La consommation d’énergies fossiles est responsable d’environ 70% de la production de gaz à effet dans le monde, ayant pour conséquence le réchauffement climatique que l’on connaît aujourd’hui. La décarbonation de l’énergie par la réduction des consommations et la valorisation des énergies renouvelables et locales est devenue une priorité pour préserver notre société. 

Dans ce but, la communauté internationale se rassemble une fois par an depuis 1995 lors des “COP” (Conferences of the Parties) avec pour objectif la coordination des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. En 2015, 195 États se sont engagés, lors de la “COP21” puis à travers l’Accord de Paris, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de maintenir l’augmentation de la température mondiale en dessous de 2 degrés. 

Pour faciliter la mise en œuvre de l’Accord de Paris en France, la Loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) est publiée en août 2015. Elle définit un certain nombre de mesures et d’objectifs permettant de lutter plus efficacement contre le dérèglement climatique, de renforcer l’indépendance énergétique de la France et assurer l’accès à l’énergie pour tous :

  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre (-40% entre 1990 et 2030, -75% entre 1990 et 2050)
  • Réduction de la consommation énergétique issue des énergies fossiles (-30% entre 2030 et 2012)
  • Réduire la consommation d’énergie (-50% entre 2012 et 2050)
  • Favoriser le recours aux énergies renouvelables (32% du mix énergétique en 2030)
  • Lutter contre la précarité énergétique, etc.

La France s’est également dotée d’un outil permettant de dresser la feuille de route du pays dans le domaine énergétique et d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). Celle-ci fixe la trajectoire que doit emprunter le gouvernement pour 10 ans avec une réévaluation tous les 5 ans. Plusieurs PPE ont été créées pour être adaptées à chacun des territoires : métropole, Corse, La Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Mayotte.

La deuxième édition de la PPE adoptée en avril 2020, fixe des objectifs de réduction de la consommation aux horizons 2023 et 2028 en métropole :

  • Réduction de la consommation d’énergie finale, c’est-à-dire de l’énergie consommée directement par les utilisateurs (hors pertes lignes, transformations…),
  • Réduction de la consommation de ressources fossiles (gaz naturel, pétrole) et en particulier du charbon.

En 2019, les objectifs de réduction 2023 sont atteints à hauteur de 27% pour la consommation d’énergie finale, 40% pour le pétrole et 63% pour le charbon. La consommation de gaz naturel a quant à elle légèrement augmenté. 

La PPE fixe également des objectifs de production de chaleur, d’électricité et de gaz à partir de ressources renouvelables. Le tableau suivant détaille les objectifs 2023 et 2028 et leur état d’avancement.


Retrouvez la synthèse de la PPE métropole

Le graphique ci-dessous présente l’état d’avancement du déploiement de nouveaux moyens de production d’énergies d’origine renouvelables sur le territoire en 2019 par rapport aux objectifs 2023 de la PPE.


Source de l’infographie

Les différentes filières n’ont pas le même degré d’avancement en 2019 par rapport aux objectifs fixés. Certaines sont bien avancées et ont atteint plus du tiers de l’augmentation prévue alors que d’autres peinent à se développer. En 2023, les énergies renouvelables devraient couvrir 24% de la consommation finale et 32% d’ici 2028. 

En outre, la loi Energie Climat, adoptée en 2019, fixe des objectifs énergétiques et climatiques pour le territoire afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Plusieurs axes et mesures sont principalement mis en avant tel que la réduction de la dépendance de la France aux énergies fossiles, la lutte contre les passoires thermiques et la maîtrise des prix de l’énergie.

Le cas des Zones Non Interconnectées (ZNI)

Les Zones Non Interconnectées définissent les territoires qui ne sont pas connectés au réseau d’électricité continental tel que la Corse, la Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, la Martinique et la Guyane. 

L’absence de connexions électriques avec la métropole ou un autre système continental oblige chacun de ces territoires à produire localement l’électricité répondant à leur propre besoin. La petite taille des réseaux, les contraintes géographiques et climatiques entraînent l’utilisation de moyens de production souvent fortement émetteurs en gaz à effet de serre et avec des coûts de production plus élevés qu’en métropole, qui bénéficie de la production nucléaire. En particulier, les centrales électriques thermiques majoritairement présentes entraînent une forte dépendance énergétique due à l’importation massive de

ressources fossiles (produits pétroliers, charbon…). En outre, la petite taille de ces systèmes contribue à la fragilité du réseau électrique, pouvant entraîner des ruptures d’alimentation électrique régulières sur les territoires en cas de conditions climatiques extrêmes, de dysfonctionnement au niveau des moyens de production ou de rupture d’approvisionnement en matière première. 

Ainsi, la mise en place progressive d’une mobilité durable, d’actions d’efficacité énergétique et de maîtrise de la demande en énergie ainsi que le développement des énergies locales et renouvelables font partie des principaux leviers investis ces dernières années dans le but d’approcher ou d’atteindre l’autonomie énergétique des ZNI à l’horizon 2030.

Les Zones Non Interconnectées définissent les territoires qui ne sont pas connectés au réseau d’électricité continental tel que la Corse, la Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, la Martinique et la Guyane. 

L’absence de connexions électriques avec la métropole ou un autre système continental oblige chacun de ces territoires à produire localement l’électricité répondant à leur propre besoin. La petite taille des réseaux, les contraintes géographiques et climatiques entraînent l’utilisation de moyens de production souvent fortement émetteurs en gaz à effet de serre et avec des coûts de production plus élevés qu’en métropole, qui bénéficie de la production nucléaire. En particulier, les centrales électriques thermiques majoritairement présentes entraînent une forte dépendance énergétique due à l’importation massive de ressources fossiles (produits pétroliers, charbon…). 

En outre, la petite taille de ces systèmes contribue à la fragilité du réseau électrique, pouvant entraîner des ruptures d’alimentation électrique régulières sur les territoires en cas de conditions climatiques extrêmes, de dysfonctionnement au niveau des moyens de production ou de rupture d’approvisionnement en matière première. 

Ainsi, la mise en place progressive d’une mobilité durable, d’actions d’efficacité énergétique et de maîtrise de la demande en énergie ainsi que le développement des énergies locales et renouvelables font partis des principaux leviers investis ces dernières années dans le but d’approcher ou d’atteindre l’autonomie énergétique des ZNI à l’horizon 2030.

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